• Faragous 2013

    Faragous 2013

     

     

    “Sans attendre que la situation extérieure ne vienne nourrir l’inspiration du danseur, comment, dans son équilibre instable, inéquitable, entre écoute et prise de parole, sa danse peut-elle être vivante et imprévisible, pour lui comme pour celui qui la regarde ? Comment, par la qualité d’un dialogue qui s’installe d’abord à l’intérieur de l’interprète, le danseur nourrit-il la situation ?

    Comment est-il la source intarissable de son propre langage ?

    Voilà une question que nous souhaitons partager à nouveau.

    Aller vers une conscience plus importante des espaces, des volumes, du poids, de la forme, des énergies pour les mettre en relation, en vibration, en dialogue.

    En faisant état de ses questionnements et de ses engagements, le danseur fait naître le dialogue d’une rencontre entre l’attention et la rupture.

    Le silence comme préalable, afin de se mettre en relation avec ce qui est déjà et non avec sa volonté.

    La rupture comme condition, en se positionnant dans un choix qui engage et rend au langage sa force de création, d’initiatives, de lisibilité, de luminosité.

    Entre ces deux polarités, la circulation de parole ne nécessite plus seulement de savoir suivre le mouvement et de le prolonger, et, à tout instant, cet autre qui inspire doit pouvoir être soi, afin de ne pas s’appuyer sur lui et s’installer dans son sillage comme une ombre.

    Alors la qualité d’une danse vient de la qualité de la relation établie avec soi, l’autre, l’événement, le contexte. Au delà d’un échange elle recherche le dialogue, parfois jusqu’à sa construction.

    Le travail du vocabulaire et de la technique vient enrichir le langage personnel et augmenter sa liberté.

    La performance met à l’épreuve d’un public avec qui cette fois, le dialogue a peut-être lieu.“

     

     

    Galerie de photographies Faragous été 2013

    photographies: Olivier Quintane, Anne Vilbert, Véronique Lambert, Emmanuelle Quintane