• Faragous 2012

     

    Faragous 2012

     

     

    “Le danseur cherche un état d’ouverture suffisant pour accueillir l’altérité (pas seulement pour que son mouvement gagne en liberté). Ce qu’il y a à cueillir dans l’instant sans en réclamer d’autre. Comment dissoudre sa volonté dans une danse qu’il ne connaît pas encore.

    Entrer en relation nécessite le silence comme préalable. L’origine de sa danse se situe alors dans sa capacité à recevoir. Elle deviendra cet équilibre instable, fait d’aller-retour et de glissements entre ce qui le nourrit et les réponses qu’il donne. Entre action et perception, ce ballet fait appel à l’intuition, que le hasard qui n’en est plus tout à fait un, met en scène.

    Alchimiste, le danseur transgresse les règles, transforme ce qui arrive en évènements et fait de cette relation un dialogue.

    Comment parle t’il à un autre, un objet, un souvenir, une musique, une pierre, une danse… et comment cet autre lui parle ? Comment fait-il dialoguer entre eux des lieux du corps, des images, des sensations, des gestes appris …?

    Quel est le geste nécessaire, celui qui engage la conversation, la relance, la termine ? Questionne, répond, développe, ponctue ?

    Peut-il éviter que cet autre ne devienne un refuge, une béquille, un faire valoir ou un porte parole ?

    A quel moment ce dialogue glisse vers le monologue, un solo qui ne parle pas du danseur mais de ce qui le traverse ?“