• Anne Meyer

     

     

    Anne Meyer

     

     

    Anne Meyer

     

     

     

     

     

     Née en 1954 à Saint-Quentin dans l’Aisne, d’origine Suisse-Allemande, Anne photographie les choses et les gens.

    Elle s’initie en 1977 à l’analyse filmique à l’université de la Sorbonne Nouvelle (Paris III) sous la direction de Vincent Nordon, réalisateur.

    L’intérêt qu’elle porte au cinéma imprègne profondément son travail photographique. Une expérience d’aide opérateur au cinéma d’ Hirson dans l’Aisne en 1989 puis les cours du conservatoire libre du cinéma Français, parfairent une technique de l’image qui raconte. Parallèlement elle rencontre Sarah Boréo, comédienne et chanteuse qu’elle photographie. En 1990 elle approche le mouvement au travers de la danse contemporaine; Elle arrête des images de détails qui font oublier la Danse. Elle évoque cet univers au travers de reportages photographiques et d’affiches de spectacles. De nombreuses traces photographiques inspirées du Nord de la France et de la Belgique donnent naissance à diverses expositions dans cette région.

     

    Ma rencontre avec Anne:

     “Le verbe et le regard cinglants, j’ai connu Anne avant de découvrir ses photographies. Des questions qui se bousculent, qui se remplacent, qui trouvent des réponses, je la déposerai dans la catégorie des chercheurs. C’est de cet état inquiet, que des points de vue jamais complaisants proviennent. Ils nous frappent de stupeur tant ils se jouent des modes et du marché.

    Les photographies de Anne sont des instants de nos vies, captés dans la ferveur d’une émotion singulière et positionnée. Anne nous fait partager le regard qu’elle porte sur les choses. Des choses simples qu’elle va faire parler et qui n’auront rien subi d’autre que son regard patient mais indiscret. Le soin et l’exigence qu’elle leur prodigue contribuent à en rendre la pureté. Quand elle compose, elle simplifie encore : elle met en scène, redistribue les places et les rôles, puis, laisse le temps passer. Alors, elle témoigne de la lumière. Elle capte délicatement la grâce qui leur est rendue, images crues.

     

    Depuis 1991, Anne photographie des instants de notre travail, de nos créations, elle contribue à en laisser une trace. Plus qu'un témoin, elle reste au cœur de notre voyage, dans l'intimité et la fragilité de nos questionnements. La ferveur de nos émerveillements reste la première pierre de l'édifice d'une joie commune de création.“

     

      Valérie Merle

     

     

    Anne Meyer

     

     

    “Alchimie pure de l’objectif sur la matière, que conduit le regard dévoré par une émotion toute singulière vis à vis des choses simples qui nous entourent. Lumière sur la forme, les contours d’un objet, la couleur certainement la couleur, le chatoiement des spirales mêlé aux volumes, le texte d’une matière qui a pris la parole. Un objectif vient arrêter ce cadre d’image, l’entourant de rigueur toute maternelle et transforme un endroit banal, inavoué au regard humain pressé, en un coffret dissimulant des joyaux. Proposer un sens neuf à ces lieux que l’on piétine sans l’ombre d’un doute sur leur capacité à raconter. Cadrer avec une grande discipline ce petit univers de rien et promettre à l’imaginaire du contemplateur le matin d’une belle journée, l’épilogue d’une histoire fabuleuse.
    C’est une peinture photographique offrant l’occasion de célébrer l’enfant qui nous porte et son émerveillement enchanteur devant une feuille marron dans la boue. C’est aussi la fête de la réflexion et de l’imagination, trouvant ici un tremplin d’expression. Un spectacle.
    Un grand rectangle blanc de vide encadre un petit rectangle plein : la photo. Voici mon souvenir, à cela près que ce rectangle gribouillé me rendait la sensation de mon intelligence et de ma liberté. Cette image ne m’ayant pas imposé une pensée définitive mais des pensées voyageuses. Je me sentais romancière et j’étais à l’exposition de photos d’Anne Meyer.“
     

      Valérie Merle.

     

     Anne Meyer et “Intersections“